Littérature et culture numérique

La question des textes anciens

La question des textes anciens

Ce cours est donné par Mathilde Verstraete le 4 novembre 2025.

  • Alessi (2021)
  • Debouy (2023)

Qu’est-ce qu’un texte ancien ?

Lors de ce cours, vous avez abordé la question du texte et de sa matérialité. Le cours d’aujourd’hui sera consacré aux textes anciens, aux classiques grecs et latins. En connaissez-vous ? Que pouvez-vous me dire sur ces textes ?

Les auteurs anciens

Pour le monde grec, on débute généralement lors de l’époque archaïque (VIIIe s. av. J.-C.) avec la composition et diffusion (alors orale) de l’Iliade et l’Odyssée d’Homère puis des poèmes d’Hésiode. Au VIIe s., la poésie lyrique voit le jour, avec des figures comme la poétesse Sappho, ou, plus tardivement, Pindare. C’est à l’époque classique (Ve-IVe s. av. J.-C.) – dite l’âge d’or d’Athènes – qu’émergent de nombreux genres : la tragédie (avec Eschyle, Sophocle et Euripide essentiellement), la comédie (avec Aristophane), la philosophie (de Socrate, dont nous n’avons pas d’écrits, Platon, Aristote), la rhétorique (Démosthène, mais aussi Eschine, Isocrate ou Lysias), l’histoire (Hérodote ou Thucydide). À la période hellénistique (IIIe-Ier s. av. J.-C.) apparaît la poésie qu’on qualifie parfois d’érudite, avec Callimaque ou Théocrite, mais aussi la production littéraire liée aux bibliothèques.

Les Latins assimileront les genres littéraires inventés par les Grecs et les renouvelleront – du point de vue du contenu, mais aussi de la forme. L’une des premières œuvres littéraires latines, d’ailleurs, consiste en la traduction en vers latins de l’Odyssée d’Homère (il s’agit de l’Odissia, composée par le poète Livius Andronicus à la fin du IIIe av. J.-C. et dont il ne nous reste que quelques fragments). Du reste, la littérature latine nait dans les spectacles : nous connaissons surtout les comiques Plaute et Térence. C’est l’époque républicaine (Ier s. av. J.-C.) qui verra naître les grands noms de la littérature latine : Cicéron pour l’éloquence, Lucrèce pour la philosophie (en particulier l’épicurisme), la poésie (et particulièrement les poetae novi, avec Catulle en chef de fil), l’histoire aussi (avec César ou Salluste). Sous Auguste aussi la production est très riche avec Virgile, Tite-Live, Horace ou Ovide, sans parler des poètes élégiaques. La littérature latine prospère aussi au Ier s. apr., avec des noms comme Quintilien (grammaire et rhétorique), Tacite (histoire), Pline le Jeune (correspondances) et Pline l’Ancien (sciences techniques). Ça ira ensuite en diminuant légèrement jusqu’à la littérature chrétienne.

Évidemment, nous ne possédons pas les copies ou les versions qu’avaient écrites ou publiées ces auteurs (leurs autographes). Comment rendre compte de ces textes aujourd’hui (et hier) ?

Le support des textes

Le support d’un texte est important, particulièrement lorsqu’on parle de textes antiques. En effet, lors de la rédaction du texte, son support va influencer :

  1. les pratiques d’écritures, de lecture, de diffusion (le support est-il disponible, et si oui, à quel prix ? Est-il facile d’y écrire ? Est-il facile à consulter ?) ;
  2. la transmission de ces textes au fil des siècles (le document a-t-il résisté au temps et aux intempéries ?) ;
  3. et les compétences et pratiques d’édition nécessaires pour l’étudier (un papyrologue n’a pas les mêmes pratiques qu’un épigraphiste).

Des sentences talismaniques pour protéger les livres

(ISL 44; l’image vient de Gacek (2009))

Dans les manuscrits arabes, il n’est pas rare de trouver des inscriptions à l’attention des Djinn, des sortes de génies de la tradition musulmane qui « ont l’habitude de se transformer en insectes bibliophages afin de détruire les manuscrits. […] Pour préserver les manuscrits des insectes bibliophages, il s’agit donc de les tenir à l’écart des djinn. » Pour ce faire, on inscrivait dans les livres des formules talismaniques, comme ci-dessus : « yā ḥafīẓ yā Kābīkāj », soit « Ô Protecteur, ô Kābīkāj ! ». On peut trouver d’autres formules, comme « yā Laykatāj, lā taʾkulhu hādhā al-kitāb », soit « Ô Laykataj, ne mange pas ce livre » (Simenel 2012) ou « yā Kābīkāj iḥfaẓ al-waraq », « Ô Kabibj, protège le papier ». Voir aussi Gacek (1986).

Source

Le cas des papyrus

Beaucoup de papyrus, souvent bien plus anciens que les manuscrits, ont été retrouvés en très bon état, conservés dans les sables d’Égypte. L’image montre le Papyrus de Hounefer, daté de 1275 av. J.-C. et aujourd’hui conservé au British Museum (EA 9901).

D’autres documents n’ont bien sûr pas eu cette chance et ont souffert d’accidents, comme la fameuse éruption du Vésuve en 79 apr. J.-C. qui carbonisa toute une bibliothèque de papyrus. La cendre a carbonisé les manuscrits, certes, mais les a en même temps conservés ! Le Vesuvius Challenge essaie aujourd’hui de les dérouler de façon virtuelle. Plus d’infos ici.

Source

Véhiculer les textes classiques

On se réfère généralement aux textes littéraires de l’Antiquité par le biais d’éditions. D’un point de vue étymologique, on pense au mot latin, edere (plus particulièrement la forme du supin, editum), qui signifie « faire sortir, mettre au jour, publier », etc.

Il existe plusieurs types d’éditions. Certaines s’intéressent simplement à la diffusion d’un texte. Dans ce cas, éditer est entendu au sens de publier. C’est, en quelque sorte, ce que faisaient déjà les scribes et copistes de l’Antiquité et du Moyen Âge, même si on comprendra pus généralement un texte édité, par opposition au texte inédit ou manuscrit. Un autre type d’édition se concentre sur l’établissement d’un texte. On parle alors d’édition critique.

Les textes nous parviennent en effet dans des manuscrits datant généralement du Moyen Âge et sont le résultat de copies successives. L’éditeur dispose alors d’une tradition manuscrite (médiévale), un ensemble de témoins, de manuscrits transmettant un un texte. Ceux-ci, copiés par des copistes différents, dans des lieux et à des époques variées, ne sont pas des copies conformes les uns des autres mais comportent des variantes.

Les éditions critiques des textes classiques

Les éditions critiques des textes classiques entendent rétablir l’œuvre d’un auteur dans sa version originale, soit, avant les altérations (fautes, lacunes, ajouts, etc.) qui sont le résultat des copies successives. Pour ce faire, l’éditeur doit comparer les différents états conservés dudit texte.

Déjà chez les érudits de l’Antiquité et ensuite plus généralement chez les philologues byzantins puis les humanistes, on décèle une démarche philologique. Mais ce n’est qu’à la fin du 18e et surtout au 19e siècle que se crée vraiment la discipline philologique.

On désigne souvent Lachmann comme étant le père fondateur de la méthode d’édition des textes classiques. Sa méthode (son modèle ?) est fondé sur un classement scientifique des manuscrits disponibles (par le biais d’une recension stemmatique) à la place de la préférence subjective pour l’une ou l’autre leçon. Il formalise notamment la méthode des erreurs communes pour déterminer si les témoins sont liés entre eux ou non.

L’ecdotique

L’ecdotique désigne l’art d’éditer les textes en suivant une méthode critique. Elle s’applique particulièrement aux œuvres des auteurs de l’Antiquité.

Un peu d’étymologie. Le mot ecdotique vient du substantif ἔκδοσις, « action de produrie au dehors, de faire passer en d’autres mains », qui fait aussi référence à la publication d’un livre mais aussi, dès le IIème apr. J.-C. à l’édition d’un auteur. Le verbe est ἐκδίδωμι, « produire au dehors, faire passer en d’autres mains, confier; publier ».

L’ecdotique est la base théorique et le cadre méthodologique qui sous-tend l’édition et la publication des sources historiques et littéraires de l’Antiquité. L’édition qui en résulte doit répondre à des attentes scientifiques, se prêter à la recherche ainsi qu’à la lecture critique d’une source ou d’un auteur.

L’édition critique a un rôle de médiation et de restitution de l’univers de création du texte source. (Casenave 2023, 10)

L’objet édition critique

L’édition critique a une mise en forme bien particulière et reconnaissable. La page de divise en plusieurs parties :

  • le texte, en haut de page ;
  • un appareil de notes (l’apparat critique) indiquant la tradition du texte (par les testimonia notamment) et les variantes présentes dans les autres témoins ;
  • éventuellement une traduction en vis-à-vis.

De l’importance de l’apparat critique

L’apparat critique est l’un des principaux éléments constitutifs d’une édition critique. Il a pour but d’informer le lecteur sur les modalités d’établissement du texte. L’apparat a une importance capitale pour les philologues, comme le montre la citation suivante.

I had by then read the greater part of Aristophanes, and I began to rave about it to Leo, and to wax eloquent on the magic of this poetry, the beauty of the choral odes, and so on and so forth. Leo let me have my say, perhaps ten minutes in all, without showing any sign of disapproval or impatience. When I was finished, he asked: “In which edition do you read Aristophanes?” I thought: has he not been listening? What has his question got to do with what I have been telling him? After a moment’s ruffled hesitation I answered: “The Teubner”. Leo: “Oh, you read Aristophanes without a critical apparatus.” He said it quite calmly, without any sharpness, without a whiff of sarcasm, just sincerely taken aback that it was possible for a tolerably intelligent young man to do such a thing. I looked at the lawn nearby and had a single, overwhelming sensation: νῦν μοι χάνοι εὐρεῖα χθών. Later it seemed to me that in that moment I had understood the meaning of real scholarship. (West 1973, 7)

Essayons de déchiffrer l’apparat qui suit…

Martial, Épigrammes, t. I, ed. H.J. Izaac, Les Belles Lettres, Paris, 1930, p. 33

Vous aurez besoin du Conspectus Siglorum. C’est là que l’éditeur recense les différents sigles avec lesquels il désignera les manuscrits utilisés dans son édition.

Martial, Épigrammes, t. I, ed. H.J. Izaac, Les Belles Lettres, Paris, 1930, p. 1

Le document complet est disponible sur Archive.org.

Les étapes de l’édition critique

La tâche de l’éditeur se systématise. Pour faire une édition critique de qualité, il doit suivre plusieurs étapes.

  1. La recensio : c’est l’analyse de la tradition manuscrite d’une œuvre. Recensere, en latin, signifie « compter, énumérer, examiner ». On recherche les manuscrits porteurs du texte que l’on veut éditer (en fouillant bibliothèques et catalogues), on les étudie puis et on retrace leur histoire matérielle ;
  2. La collatio : du latin conferre, « réunir, apporter ensemble, rapporcher, mettre en parallèle, mettre ensemble pour comparer », cette étape consiste à examiner et comparer les différents témoins afins de mettre en évidence les variantes qui s’y trouvent. Cette étape permet – conjointement avec l’étape précédente – d’établir des rapports entre les principales familles de manuscrits mais aussi de relever les variantes que l’on trouve dans l’un ou l’autre manuscrit. Ces variantes – ou plutôt, les variantes jugées utiles par l’éditeur – sont reportées dans l’apparat critique ;
  3. L’emendatio : du latin emendare, « corriger, rectifier », l’emendatio est l’étape durant laquelle l’éditeur corrige les erreurs et corruptions décelées lors de l’étape précédente. Cette étape est empreinte de subjectivité et dépend beaucoup de la méthode suivie par l’éditeur (s’il suit la méthode dite lachmanienne, il va surtout tenter de reproduire le texte tel qu’il aurait été écrit par l’auteur antique ; s’il suit plutôt la méthode bédiériste, il choisira un manuscrit jugé le meilleur et ne le corrigera que rarement) ;
  4. La dispositio : cette dernière étape consiste à mettre en forme (disponere, « disposer, ordonner ») l’édition avec les leçons choisies et la constitution de l’apparat critique incluant certaines des leçons alternatives présentes dans les autres témoins.

Mise en pratique

Prenez connaissance de ces trois images. Dans ces trois cas, il s’agit des premiers vers de la première Pythique du poète lyrique grec Pindare. (VI-Ve s. av. J.-C.). Comparez-les, essayez de déceler le plus de différences possibles. (Pour voir l’image en grand : clic droit > ouvrir l'image dans un nouvel onglet).

Pindare, Pythiques, ed. A. Puech, Les Belles Lettres, Paris, 1922
Pindar, Olympian Odes. Pythian Odes, ed. W. H. Race, Loeb Classical Library 56. Cambridge, MA: Harvard University Press, 1997
Pindari Carmina cum Fragmentis, ed. B. Snell, Teubner, Leipzig, 1953

Les principales collections d’éditions critiques de textes antiques

Les éditions critiques ont une forme bien particulière et reconnaissable. En effet, elle est souvent composée d’une vaste introduction précédent le texte édité. Celui-ci peut être accompagné d’une traduction mais est toujours en binome avec un apparat critique, un appareil de notes indiquant les différentes variantes au lecteur. Il ne faut toutefois pas oublier que nous faisons face à des textes littéraires, qui étaient lus comme des livres ; le travail de l’éditeur, s’il est de reconstituer le texte le plus proche de l’original, doit faire en sorte de produire quelque chose de lisible. C’est pourquoi les notes ainsi que les informations critiques et techniques sont placées en bas de page, généralement dans une police plus petite.

Les sources documentaires

C’est moins le cas en ce qui concerne les sources documentaires, qui nous parviennent généralement dans un seul document. On ne rend pas compte, dans ce cas, d’un ensemble de témoins, mais on édite un document et son état. Le texte est bien plus parsemé de signes critiques et est parfois tout simplement illisible.

Crédits :

Source

Plusieurs collections se sont imposées comme référence. Elles visent à offrir au lecteur des textes précis d’un point de vue scientifique (l’édition est le fruit d’une comparaison des manuscrits disponible), parfois accompagnés d’une traduction.

Il y a trois collections principales : Budé, Loeb, et Teubner.

La Collection Budé (Collection des Universités de France – CUF)

Les Belles Lettres (Paris) commencent à publier, au début du 20ème siècle, les classiques grecques et latins. Le surnom de la collection rend hommage à l’humaniste Guillaume Budé.

Aujourd’hui élevée comme collection de référence dans le monde francophone, elles présentent une vaste introduction (concernnat l’auteur, l’œuvre, l’histoire du texte et de sa tradition manuscrite, les principes d’édition, notamment), le texte édité accompagné d’un apparat critique détaillé, une traduction française en regard accompagnée de notes (en bas de page et/ou en fin de volume).

La Loeb Classical Library

Cette collection anglo-américaine, elle aussi fondée au début du 20ème siècle, a pour objectif de rendre accessibles les textes antiques à un public plus large. Elle présente une introduction sommaire, le texte édité ainsi que la traduction anglaise en regard. L’apparat critique est réduit au maximum et il n’y a que quelques notes : la priorité est donnée à la lisibilité et à la fluidité de la lexture.

La Bibliotheca Scriptorum Graecorum et Romanorum Teubneriana

La plus ancienne et la plus imposante en terme de titres est la maison B.G. Teubner (Leipzig) active depuis le 19e siècle (et en réponse à laquelle a vu le jour la collection Budé). L’introduction est complète et est généralement rédigée en latin. Aucune traduction n’accompagne le texte. L’apparat critique est, quand à lui, très complet. Elle est destinée aux spécialistes.

Les autres collections critiques

Nous pouvons citer d’autres collections, moins connues mais de très bonne qualité :

  • L’Oxoniana (Oxford Classical Texts) : texte critique, généralement sans traduction, avec un apparat complet ;
  • Corpus Scriptorum Latinorum Paravianum,
  • Classici UTET,

Les éditions non critiques

Les textes antiques sont également diffusés via des éditions non critiques ou des traductions (savantes ou littéraires) avec ou sans notes explicatives ou commentaires. Notons Nissard (pour les textes latins), Didot (pour les textes grecs), ou Classiques Garnier (où le texte est accompagné de traductions et commentaires de qualité).

LaTeX : Rappels

Les fichiers LaTeX obéissent à une structure particulière. Ils se composent d’abord d’un préambule qui regroupe l’ensemble des informations de configuration et de mise en page propres à l’ensemble du document : choix de la classe, des packages, définition de commandes spécifiques. C’est dans ce préambule qu’est fixé le cadre typographique et stylistique du document.

Vient ensuite le corps du texte (toujours entre les balises \begin{document} et \end{document}) où se trouve le contenu principal du document. Dans cette partie, on retrouve non seulement le texte, mais aussi différentes commandes et environnements destinés à le structurer et mettre en forme la sortie finale (généralement un fichier PDF).

Pour produire ce PDF, un document LaTeX doit être compilé : LaTeX lit et interprète Le fichier .tex. Lors de cette lecture, le programme exécute plusieurs étapes : il analyse la structure du document, identifie les instructions (les commandes et environnements), puis effectue des calculs typographiques pour déterminer la position exacte des mots, des césures, des paragraphes, et même l’équilibre des espaces entre les lignes.

Une seule compilation n’est pas toujours suffisante. En effet, certains éléments (comme les références croisées, les numéros de page ou les tables des matières) dépendent d’informations générées au cours de la première compilation. Ces données sont stockées dans des fichiers intermédiaires, que LaTeX relit lors d’une seconde ou d’une troisième compilation afin d’ajuster les renvois et d’assurer la cohérence de l’ensemble. Les documents qui utilisent le package ekdosis par exemple auront généralement besoin de trois compilations complètes pour produire le document finale.

Essayons de comprendre le document ci-dessous :

\documentclass[12pt]{article}

% --- Préambule ---
\usepackage[utf8]{inputenc} 
\usepackage[french]{babel}  

\title{Mon premier document en \LaTeX}
\author{Mathilde Verstraete}

\begin{document}

\maketitle

Bonjour, ceci est un \textbf{premier} document \LaTeX!

\section{Première section}

Nous avons parlé d'\emph{éditions critiques} et de textes anciens. 

\section{Seconde section}

Nous parlons désormais de \LaTeX. 

\begin{quote}
    Beware of bugs in the above code; I have only proved it correct, not tried it. (Knuth)
\end{quote}

\end{document}

Le résultat ressemblera à ceci (capture d’écran de la page) :

Le package ekdosis

En 2020, Robert Alessi (CNRS) commence à développer le package ekdosis. Ce paquet LaTeX est destiné à l’édition critique de textes classiques et permet de saisir tous les éléments constitutifs de l’édition (variantes, sources, traductions, commentaires) mais aussi de produire deux sorties distinctes à partir d’un seul fichier source (en LaTeX), à savoir un PDF (pour l’imprimé) et un fichier XML TEI (pour l’édition numérique).

Pour ce faire, ekdosis est construit avec une couche de Lua. Le compilateur devra donc être LuaLaTeX.

ekdosis is a LuaLATEX package designed for multilingual critical editions. It can be used to typeset texts and different layers of critical notes in any direction accepted by LuaTEX. Texts can be arranged in running paragraphs or on facing pages, in any number of columns which in turn can be synchronized or not. In addition to printed texts, ekdosis can convert .tex source files so as to produce TEI xml-compliant critical editions. Database-driven encoding under LATEX then allows extraction of texts entered segment by segment according to various criteria: main edited text, variant readings, translations or annotated borrowings between texts. It is published under the terms of the OpenBSD license. (Alessi 2021)

Les règles et conventions utilisées pour élaborer une édition critique imprimée sont aisément compréhensibles par l’esprit humain qui y a été formé, mais elles demeurent étrangères à une machine, à moins que chaque information ne soit encodée dans un format interprétable par l’ordinateur. D’un autre côté, les éditions imprimées présentent également leurs propres limites. Chaque détail exclu par les éditeurs de textes classiques pour économiser de l’espace, tel que des variantes dialectales, est perdu. ekdosis cherche à concilier ces deux approches en fournissant des éditions critiques fiables et qualitatives, pouvant être présentées aussi bien sous forme papier pour l’impression que sous forme électronique pour répondre à diverses requêtes sur les données ou encore pour produire un affichage Web.

Comprendre ekdosis

Les basiques

\documentclass{article}
\usepackage[teiexport]{ekdosis}

\begin{document}
\begin{ekdosis}
  J'ai vu mon ami \app{
    \lem{Pierre}
    \rdg{Jean}
  } à la gare hier.
\end{ekdosis}
\end{document}

Le fichier XML produit est un peu plus que celui présenté ici. En effet, pour la lisibilité, j’ai enlevé quelques balises (tout ce qui se trouve dans le TeiHeader ainsi que d’autres qui entourent le code ci-dessous (comme body et text)).

<p>J'ai vu mon ami
 <app>
  <lem>Pierre</lem>
  <rdg>Jean</rdg>
</app>à la gare hier.</p>

Ajouter des témoins

\DeclareWitness{M}{M}{\emph{Marcianus Gr.} 269}[
    settlement=Venice,
    institution=Marciana Library,
    msName=Marcianus Gr.,
    idno=269,
    origDate=s. X,
    locus=fol. 416\textsuperscript{v}–426\textsuperscript{v},
    additional={Les accidents subis par ce manuscrit sont antérieurs aux trois séries de signatures.}]

\DeclareHand{M1}{M}{M\textsuperscript{1}}[Emendatio scribae ipsius]
\DeclareHand{M2}{M}{M\textsuperscript{2}}[Manus posterior]
<sourceDesc>
 <listWit>
  <witness xml:id="M">
  <abbr type="siglum">M</abbr>
  <emph>Marcianus Gr.</emph>269
  <msDesc>
   <msIdentifier>
    <settlement>Venice</settlement>
    <institution>Marciana Library</institution>
    <idno>269</idno>
    <msName>Marcianus Gr.</msName>
   </msIdentifier>
   <physDesc>
    <handDesc hands="2">
     <handNote xml:id="M1">
      <abbr type="siglum">M<hi rend="sup">1</hi></abbr>
      <p>Emendatio scribae ipsius</p>
     </handNote>
     <handNote xml:id="M2">
      <abbr type="siglum">M<hi rend="sup">2</hi></abbr>
      <p>Manus posterior</p>
     </handNote>
    </handDesc>
   </physDesc>
   <history>
    <origin>
     <origDate>s. X</origDate>
    </origin>
   </history>
   <additional>Les accidents subis par ce manuscrit sont antérieurs aux trois séries de signatures.</additional>
  </msDesc></witness>
 </listWit>
</sourceDesc>

Ici, pas de PDF ! Pourquoi ? De quelle grande partie du document .tex s’agit-il ?

Un premier exemple complet

\documentclass{article}
\usepackage[teiexport]{ekdosis}

\usepackage{csquotes}

... %description des témoins
\begin{document}
\begin{ekdosis}
  J'ai
  \app{
    \lem[wit=A]{vu}
    \rdg[wit=B]{croisé}
    }
  mon ami
  \app{
    \lem{Pierre}
    \rdg{Jean}
    }
  à la gare hier. Nous étions tous les deux de
  \app{
    \lem[wit=A]{bonne}
    \rdg[wit=B]{belle}
    }
  humeur.
  \app{
    \lem[wit=A, alt={Comme ... dit-il}]{\enquote{Comme c'est chouette
    de te voir ici!} dit-il.}
    \note*{Le point d'exclamation n'est pas présent dans le mansucrit.}
    \rdg[wit=B, alt=\emph{om.}]{}
    }
  J'ai souri, me rappelent la dernière fois que nous nous sommes
  \app{
    \lem[wit=A,nolem]{vus}
    \rdg[wit=B, alt={\emph{post} vus \emph{add.} à cet endroit}]{vus à cet endroit}
    \note*{Ms. \getsiglum{B} fournit d'autres ajouts de ce type.}}.
\end{ekdosis}
\end{document}

Un nouveau package a fait son apparition ; à quoi peut-il bien servir ?

...
<p>J'ai 
 <app>
  <lem wit="#A">vu</lem>
  <rdg wit="#B">croisé</rdg>
 </app> mon ami 
 <app>
  <lem>Pierre</lem>
  <rdg>Jean</rdg>
 </app> à la gare hier. Nous étions tous les deux de 
 <app>
  <lem wit="#A">bonne</lem>
  <rdg wit="#B">belle</rdg>
 </app> humeur. 
 <app>
  <lem wit="#A"><quote>Comme c'est chouette de te voir ici!</quote> dit-il.</lem>
  <note>Le point d'exclamation n'est pas présent dans le mansucrit.</note>
  <rdg wit="#B"/>
 </app> J'ai souri, me rappelent la dernière fois que nous nous sommes 
 <app>
   <lem wit="#A">vus</lem>
   <rdg wit="#B">vus à cet endroit</rdg>
   <note>Ms. <ref target="#B">B</ref> fournit d'autres ajouts de ce type.</note>
  </app>.
</p>

Alignement de textes parallèles

...%description des témoins
\begin{alignment}
  \begin{edition}
    \ekddiv{head=XIII, depth=2, n=6.13, type=section}
In omni Gallia eorum hominum qui \app{
  \lem[wit=a]{aliquo}
  \rdg[wit=b, alt=in al-]{in aliquo}
  }
sunt numero atque honore genera sunt duo.
Nam plebes paene seruorum habetur loco, quae \app{
  \lem[wit={A,M}, alt={nihil audet (aut et \getsiglum{A1})
per se}]{nihil audet per se}
  \rdg[wit=A1,nordg]{nihil aut et per se}
  \rdg[wit={R,S,L,N}]{nihil habet per se}
  \rdg[wit=b]{per se nihil audet}}, \app{
  \lem[wit=a]{nullo}
  \rdg[wit=b]{nulli}
  } adhibetur \app{
  \lem{consilio}
  \rdg[wit={T, U}, alt=conc-]{concilio}
  }.
  \end{edition}
  \begin{translation}
    \ekddiv{head=XIII, depth=2, n=6.13, type=section}
Dans toute la Gaule, il n'y a que deux classes d'hommes
qui soient comptées pour quelque chose et qui soient honorées; 
car la multitude n'a guère que le rang des esclaves, 
n'osant rien par elle-même, et n'étant admise à aucun conseil. 
  \end{translation}
\end{alignment}
<div xml:id="div-edition_1" xml:lang="la">
  <div type="section" n="6.13">
    <head>XIII</head>
    <p>In omni Gallia eorum hominum qui
      <app>
      <lem wit="#A #M #B #R #S #L #N">aliquo</lem>
      <rdg wit="#T #f #U #l">in aliquo</rdg>
      </app>
    sunt numero atque honore genera sunt duo. Nam
    plebes paene seruorum habetur loco, quae
      <app>
      <lem wit="#A #M">nihil audet per se</lem>
      <rdg wit="#A1">nihil aut et per se</rdg>
      <rdg wit="#R #S #L #N">nihil habet per se</rdg>
      <rdg wit="#T #f #U #l">per se nihil audet</rdg>
      </app>,
      <app>
      <lem wit="#A #M #B #R #S #L #N">nullo</lem>
      <rdg wit="#T #f #U #l">nulli</rdg>
      </app>
    adhibetur
      <app>
      <lem>consilio</lem>
      <rdg wit="#T #U">concilio</rdg>
      </app>.
    </p>
  </div>
</div>
<div xml:id="div-translation_1" xml:lang="en">
  <div type="section" n="6.13">
    <head>XIII</head>
    <p>Dans toute la Gaule, il n'y a que deux classes d'hommes
    qui soient comptées pour quelque chose et qui soient honorées; 
    car la multitude n'a guère que le rang des esclaves, 
    n'osant rien par elle-même, et n'étant admise à aucun conseil. 
    </p>
  </div>
</div>

Tout est personnalisable

Nous avons vu plus tôt que les apparats peuvent prendre des formes bien différentes. Si l’éditeur (commercial) change d’avis sur la forme de l’apparat une fois celui-ci encodé, il me suffit de changer les paramètres une seule fois dans le préambule !

SetHooks{
  refnumstyle=\normalfont,
  initialrule=\rule{0.7in}{0.4pt} % où {largeur_obligatoire}{épaisseur_obligatoire}
  }
\DeclareApparatus{testium}[
  sep={] }, % mais certaines éditions auront plutôt ":" 
  delim=\hskip 1em,
  norule
  ]
\DeclareApparatus{default}[
  sep={: },
  delim=\hskip 1em,
  norule
  ]

Travail en cours : l’édition critique double format de la Sylloge Parisina

  • Édition critique de la Sylloge Parisina : une sylloge dite mineure, nous livrant quelques 115 épigrammes.
  • Travail à plusieurs mains : Lucia FLoridi (Bologna) m’a fourni un .docx que je dois encoder en .tex pour en produire une double sortie.

  • L’édition source est particulièrement riche :

Un exemple :

...
\begin{alignment}   
  \begin{edition}
    \ekddiv{head={\getsiglum{_S}2 (f. 179\textsuperscript{r})\renvois{S2-ita}{S2-fra}}, depth=2, type=epigram, mark={S2}}\label{S2-grc}
      \begin{ekdverse}[type={Hex_Dac}]
      \note[type=testium,nosep,nonum,labelb=S2_1a,labele=S2_3g]{\mssP[P]{9}[468][438]; \mssPl[Pl]{1}[a][8][1][3][r] [\mssQ[Q]{3}[v]]}
      \note[type=lemmata,nosep,nonum,labelb=S2_1a,labele=S2_3g]{τίνας ἂν εἴποι λόγους ἡ Ἥρα ἀποθεωθέντος Ἡρακλέους \getsiglum{P, Pl, Ss}}
      \note[type=tituli,nosep,nonum,labelb=S2_1a,labele=S2_3g]{s.a.n.}
Σῆς ἀρετῆς ἱδρῶτι καλὴν ἀπέδωκεν ἀμοιβὴν \\ 
σὸς γενέτης, Ἥρακλες, \app{
    \lem[wit=Pl]{ἐπεὶ πόνος}
    \rdg[wit=P, postwit=(ex ἐπίπονον)]{ἐπεὶ πόνον \teidirect{note}{(ex ἐπίπονον)}}
    \rdg[wit=Ss]{ἐπεὶ πόνων}
    } \app{
    \lem[wit={P, Pl}]{ἄσπετον}
    \rdg[wit=Ss]{ἄσχετον}
    } εὖχος \\
ἀνδράσιν οἶδεν ἄγειν μετ’ ἀπείρονα κύκλον ἀέθλων.\linelabel{S2_3g} \\! 
      \end{ekdverse}
  \end{edition}
\end{alignment}

donnera :

ou, en XML :

...
<div xml:id="div-edition_2" xml:lang="gr">
 <div type="epigram">
  <head><ref target="#Ss #B #B1">S</ref>2 (f. 179<hi rend="sup">r</hi>)</head>
   <p><anchor xml:id="S2-grc"/></p>
   <lg type="Hex_Dac">
    <l>
    <note type="testium" target="#range(right(S2_1a),left(S2_3g))">
     <ref target="P" type="mss" corresp="9.468" n="438">P. 9.468 (p. 438)</ref>; 
     <ref target="Pl" type="mss" corresp="1a.8.1" n="3r">Pl. 1a.8.1 (f. 3<hi rend="sup">r</hi>)</ref> 
     [<ref target="Q" type="mss" n="3v">Q, f. 3<hi rend="sup">v</hi></ref>]
    </note>
    <note type="lemmata" target="#range(right(S2_1a),left(S2_3g))">
     τίνας ἂν εἴποι λόγους ἡ Ἥρα ἀποθεωθέντος Ἡρακλέους <ref target="#P #Pl #Ss">P, Pl, S<hi rend="sup">S</hi></ref>
    </note>
    <note type="tituli" target="#range(right(S2_1a),left(S2_3g))">
     s.a.n.
     </note>
    <anchor xml:id="S2_1a"/>
    Σῆς ἀρετῆς ἱδρῶτι καλὴν ἀπέδωκεν ἀμοιβὴν</l>
    <l>σὸς γενέτης, Ἥρακλες, 
      <app>
        <lem wit="#Pl">ἐπεὶ πόνος</lem>
        <rdg wit="#P">ἐπεὶ πόνον <note>(ex ἐπίπονον)</note></rdg>
        <rdg wit="#Ss">ἐπεὶ πόνων</rdg>
      </app>
      <app>
        <lem wit="#P #Pl">ἄσπετον</lem>
        <rdg wit="#Ss">ἄσχετον</rdg>
      </app> εὖχος</l>
    <l>ἀνδράσιν οἶδεν ἄγειν μετ’ ἀπείρονα κύκλον ἀέθλων.<anchor xml:id="S2_3g"/></l>
   </lg>
  </div>
</div>

Les problèmes qui résultent de l’encodage

Ce travail est la preuve que le format, l’outil, le support, détermine nos productions. Pour Lucia, Word était très permissif, mais peu sémantique. Avec LaTeX, je suis confrontée à plusieurs questions :

  • questions purement techniques : comment rendre certaines choses que Lucia a mis en place ?
    • Notamment, en terme de struture, comment considérer ce qui concerne les éditions précédentes ? Est-ce un apparat ? Un sous-titre ?
  • questions liées au données : Lucia n’a pas forcément pensé à l’encodage TEI lors de la réalisation de son édition : que faire des “codd.” ou “edd.” qui parsèment le texte ? Où s’arrête la précision des données ?

%%%45%%%

\DeclareShorthand{_codd45}{codd\ekddot}{P, Pl, Q, _L, GeorgA, GeorgL, GeorgP, GeorgO}

%%%

\begin{alignment}
\ekddiv{head={\getsiglum{_S}45 (f. 180\textsuperscript{v}) = \getsiglum{B}1 (f. 135\textsuperscript{r})}, depth=5, type=epigram}
  \begin{edition}
    \begin{ekdverse}[type={distique_élégiaque}]
      \indentpattern{01}
      \begin{patverse*}

[...]

Ἀνθρώπους μὲν \app{
  \lem[wit={P, Pl, _L, _Georg45_LPO}]{ἴσως}
  \rdg[alt={om.}, wit={Ss, GeorgA, B}]{}
  \note{(sed in mg. man. rec. add.)}
 } λήσεις ἄτοπόν τι ποιήσας, \\ 
οὐ λήσεις \app{
  \lem[wit={P, Pl, Ss, B, _Georg45_ALP},alt={δὲ θ.}]{δὲ}
  \rdg[wit={GeorgO},alt={δὲ καὶ θ.}]{δὲ καὶ}
} \app{
  \lem[wit={_codd45, MacLeod}]{θεὸν}
  \rdg[source={Lascaris}]{θεοὺς}
  \note{et edd. pl.}
}οὐδὲ λογιζόμενος. \linelabel{S45_6f} \\[1em]

      \end{patverse*}
    \end{ekdverse}
  \end{edition}
\end{alignment}
  • questions propres au format : LaTeX a un package spécialisé pour encoder les citations entre les guillemets propres à la langue en question (csquotes) ; mais j’ai parfois des citations sur plusieurs vers, et XML n’accepte pas que des balises s’entrecroisent :
\begin{alignment}
\begin{edition}
\ekddiv{head={\getsiglum{_S}16 (f. 179\textsuperscript{v})}, depth=5, type=epigram}
\begin{ekdverse}[type={Dist_El}]
\indentpattern{01}
\begin{patverse*}

Οὗτος ὁ πρὶν μακάρεσσι συνέστιος, οὗτος ὁ νηδὺν \\ 
    πολλάκι νεκταρέου πλησάμενος πόματος, \\ 
νῦν λιβάδος θνητῆς ἱμείρεται· ἡ φθονερὴ δὲ \\ 
    κρᾶσις ἀεὶ χείλους ἐστὶ ταπεινοτέρη. \\ 
\enquote{πῖνε}, λέγει τὸ τόρευμα, \enquote{καὶ ὄργια μάνθανε σιγῆς· \\ 
    οἱ γλώσσῃ προπετεῖς ταῦτα κολαζόμεθα}. \\!

\end{patverse*}
\end{ekdverse}
\end{edition}
\end{alignment}

donnera en XML :

<div xml:id="div-edition_16" xml:lang="gr">
 <div type="epigram">
  <head><ref target="#Ss #B #B1">S</ref>16 (f. 179<hi rend="sup">v</hi>)</head>
   <p>
    <note type="corresp">
     <bibl corresp="#Page1981">Gallus <emph>FGE</emph> 227-232</bibl>
    </note>
   </p>
  <lg type="Dist_El">
   <l>Οὗτος ὁ πρὶν μακάρεσσι συνέστιος, οὗτος ὁ νηδὺν</l>
   <l>πολλάκι νεκταρέου πλησάμενος πόματος,</l>
   <l>νῦν λιβάδος θνητῆς ἱμείρεται· ἡ φθονερὴ δὲ</l>
   <l>κρᾶσις ἀεὶ χείλους ἐστὶ ταπεινοτέρη.</l>
   <l><quote>πῖνε</quote>, λέγει τὸ τόρευμα, <quote>καὶ ὄργια μάνθανε σιγῆς·</l>
   <l>οἱ γλώσσῃ προπετεῖς ταῦτα κολαζόμεθα</quote>.</l>
  </lg>
 </div>
</div>
Références

Accéder à cette bibliographie sur Zotero

Alessi, Robert. 2021. The ekdosis package. Typesetting TEI-xml compliant Critical Editions. https://ctan.org/pkg/ekdosis.
Casenave, Joana. 2023. L’édition critique numérique: une nouvelle approche du patrimoine littéraire et documentaire. Lettres numériques. Honoré Champion.
Debouy, Estelle. 2023. ekdosis pour l’impatient. 3rd cycle. France. https://hal.science/hal-04059411.
Gacek, Adam. 1986. « The Use of “kabīkaj” in Arabic Manuscripts ». Manuscripts of the Middle East 1: 49‑53.
Gacek, Adam. 2009. « Arabic Manuscripts: A Vademecum for Readers ». In Arabic Manuscripts. Brill. https://brill.com/display/title/14879.
Simenel, Romain. 2012. « Le livre comme trésor ». Terrain. Anthropologie & sciences humaines, nᵒ 59 (septembre): 52‑69. https://doi.org/10.4000/terrain.14941.
West, Martin L. 1973. Textual Criticism and Editorial Technique: Applicable to Greek and Latin Texts. B. G. Teubner. https://www.degruyter.com/document/isbn/9783598774010/html.